Jean Mauferon -- Technical tips
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Le bruit


Le bruit numérique apparaît de la même manière que le grain en photo argentique : il augmente avec la vitesse ISO. Suivant la qualité du capteur, il apparaît plus ou moins tôt, mais, à la vitesse ISO maximum, les images sont rarement exploitables. Des poses longues font également "monter" le bruit (plusieurs secondes, la nuit).

Le bruit se traduit par des marbrures et des tâches plus ou moins colorées qui viennent se superposer et brouiller l'image. Une faible vitesse ISO sous réserve d'une lumière suffisante est un gage de meilleure qualité d'image. Les vitesses élevées (1600 à 3200 ISO) sont à réserver aux cas extrêmes.
Le bruit peut être corrigé a posteriori (dans l'appareil photo de manière automatique ou variable, via une option réglable).
Le résultat difficile à maîtriser car le traitement provoque une perte de netteté. En effet, la correction consiste à lisser l'image, le point parasite étant effacé et remplacé par une couleur proche des points voisins. L'image devient "molle" et surtout peu naturelle.
Dans l'image fortement corrigée (Photoshop + NeatImage), à droite, les marbrures ont disparu, mais on a perdu des détails.
 
avantaprès
Pourquoi le bruit est-il devenu un problème ?

L'accès aux hautes sensibilités est intégré aux appareils numériques.
Un automatisme pourra régler l'appareil sur 1600 ISO, parfois à l'insu de son propriétaire.

En argentique, il faut aller acheter un film spécifique (les films grand public sont à 400 ISO maximum) et le charger.