Eclairage artificiel : les bases pour le photographe expérimenté
(débutant ? Lisez d’abord ceci)
Dans la nature le photographe traque la lumière, en studio il la produit. Cette lourde responsabilité devra s'appuyer sur quelques principes simples.
Répartition de la lumière et maîtrise du contraste
Il faut une direction principale qui permet d'identifier la source de lumière comme étant placée en un point précis de l'espace : nous vivons sur une planète qui n'a qu'un seul soleil, il faut donc reproduire ces conditions naturelles. Proscrire donc tout éclairage qui produit plusieurs ombres.
Prenons cette pomme, à gauche, un éclairage simple, à une seule source (flash), introduit une zone d'ombre à droite. On va donc tenter de corriger, à droite, en éclairant la partie droite du sujet avec un second flash.

Regardons de plus près ...


Le double reflet dans la pomme révèle l'existence d'une seconde source de lumière. Moins visible, mais tout aussi révélatrice, l'ombre double au pied du fruit.
L'objectif initial, qui était de réduire le contraste de l'image, n'est atteint qu’au prix d'une altération du caractère naturel de l'image.
Comment faire ? Maintenir l'éclairage à gauche, mais introduire un éclairage secondaire beaucoup plus léger qui viendra éclaircir la partie droite : on utilise un réflecteur blanc (panneau de plexiglas blanc).

Le matériel

Il vaut mieux oublier le flash fixé sur l'appareil (car on n'a plus le choix de son emplacement). Hélas, cela disqualifie de nombreux appareils, y compris des coûteux bridges.
Il est bien loin le temps où tout appareil, même le plus simple, était dépourvu de flash intégré et donc avait une griffe porte-flash.
La construction de l'éclairage ne sera donc envisageable qu'aux propriétaires de boîtiers réflex. Dans ce domaine, le budget grimpe bien vite ...
On peut néanmoins limiter le budget en privilégiant les flashes manuels, déclenchés à distance par cellule (petit accessoire à placer sur la griffe). A vous d'explorer les greniers et les boutiques de vente de matériel ancien.
L'alternative ? Les flashes de studio (compter les kilos en dizaines et les euros en milliers) ou bien les systèmes dédiés (là aussi l'addition grimpe vite à plusieurs centaines d'euros).
Sinon ?
Les lampes halogènes simples founissent une source de lumière alternative. Mais elle reste limitée en puissance et surtout elle est relativement dangereuse : le non respect de distances limites entre lampe et sujet ou bien entre lampe et réflecteur peut provoquer des dégâts, voire un début d'incendie. Plus banal, mais redoutable, se brûler en saisissant un matériel sans précaution.